Ousmane Sonko tacle Donald Trump, « homme de déstabilisation »

0
88

 

LA-FIN-DE-LA-TEMPETE-TRUMP©Malick MBOW

Le Premier ministre sénégalais a accusé le président américain d’avoir plongé le monde dans le « chaos » en bombardant l’Iran. Ce comportement serait selon lui celui des États-Unis depuis des décennies.

© Damien Glez
© Damien Glez

Publié le 10 avril 2026Lecture : 

Le Premier ministre du Sénégal est comme ce rasoir à deux lames dont la première soulève le poil, avant que la seconde ne donne le coup de grâce à la pilosité indésirable. Immédiatement après avoir reproché au président des États-Unis d’être un va-t-en-guerre, il a déploré que celui-ci n’ait pas atteint les buts dudit conflit illégitime. Ousmane Sonko intervenait, ce 9 avril, lors d’une conférence organisée au musée des Civilisations noires de Dakar. Il y était question d’autonomie et de souveraineté africaines.

Deux jours après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, le chef du gouvernement sénégalais et président du parti au pouvoir, Pastef, s’est montré catégorique : l’administration Trump n’a atteint aucun des trois objectifs brandis pour justifier l’intervention en Iran : ni le renversement du régime des mollahs, ni l’élimination des capacités balistiques iraniennes, ni la réduction à néant de toute perspective de programme nucléaire de la République islamique.

Charge anti-impérialiste

Qualifiant d’« homme de déstabilisation » le locataire de la Maison-Blanche qui reproche pourtant à la Norvège de ne pas lui avoir attribué le prix Nobel de la paix, Ousmane Sonko a encore insisté : « Monsieur Trump n’est pas un homme de paix ».

Le Premier ministre a en outre dénoncé de manière plus vaste l’interventionnisme américain, pas seulement en Iran et pas seulement sous Donald Trump, citant la guerre du Vietnam, le fiasco somalien ou encore l’enlèvement récent du Vénézuélien Nicolás Maduro. Revenant sur le cas iranien, il considère que les semaines de bombardements et le déploiement militaire le plus important depuis la guerre irakienne auraient plongé le monde « dans un chaos que rien ne justifie », avec notamment des effets en Afrique. Ousmane Sonko a martelé que les États-Unis n’ont pas à « décider pour les autres peuples », déplorant le silence des Occidentaux face à « la violation du droit international ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici