LE RESUME DE MON ENTRETIEN AVEC IA SUR LA CANDIDATURE D’AMADOU LAMINE SALL AU POSTE DU SG DE L’OIF (10 AVRIL 2026)

0
151

 

Pour être candidat au poste du Secrétaire général de l’OIF

Amadou Lamine SALL ©Malick MBOW
MAMAN Binta DIALLO D’AMADOU LAMINE SALL@MALICK MBOW

de la Francophonie, une personnalité doit être officiellement présentée par un État ou gouvernement membre de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Conditions et Procédure de Candidature

Le choix du Secrétaire général ne repose pas sur une élection au suffrage universel ou un appel à candidatures ouvert aux individus seuls. Voici les règles clés :

  • Parrainage Étatique obligatoire : Seuls les chefs d’État ou de gouvernement des pays membres peuvent soumettre une candidature. Par exemple, pour l’élection de 2026, le Rwanda a déjà annoncé la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat.
  • Élection par les Pairs : Le Secrétaire général est élu pour un mandat de quatre ans, renouvelable, par les chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet de la Francophonie.
  • Mode de Désignation : L’élection se fait traditionnellement par consensus et non par un vote à bulletins secrets.
  • Profil recherché : Bien qu’il n’y ait pas de critères techniques rigides comme pour un poste administratif standard, il s’agit d’une fonction politique de haut niveau confiée à des personnalités d’envergure internationale (ex: anciens ministres ou présidents) ayant une vision pour l’espace francophone.

Échéances actuelles (Sommet de 2026) 

Le prochain sommet se tiendra au Cambodge en novembre 2026.

  • Candidatures déclarées : Louise Mushikiwabo (Rwanda) est candidate à sa propre succession. La République démocratique du Congo (RDC) a également manifesté son intention de présenter un candidat.
  • Retrait notable : Le Canada a officiellement annoncé qu’il ne présenterait pas de candidat pour cette élection sur le site de L’actualité.

Souhaitez-vous des détails sur les missions spécifiques du Secrétaire général ou sur le calendrier exact du Sommet de 2026 ?

À ce jour, le Sénégal n’a pas présenté de candidat officiel pour le poste de Secrétaire général de la Francophonie pour l’échéance de 2026.

Bien que le pays soit un pilier historique de l’organisation (ayant déjà fourni un Secrétaire général avec le président Abdou Diouf entre 2003 et 2014), la situation actuelle se présente ainsi :

  • Une candidature avortée : Le poète et écrivain sénégalais Amadou Lamine Sall avait manifesté son intérêt, mais il a récemment déploré le manque de soutien des autorités pour porter sa candidature au niveau international.
  • Mobilisation des autres pays vers Dakar : Le Sénégal est actuellement sollicité par d’autres nations candidates. Par exemple, la République démocratique du Congo (RDC) s’est rendue à Dakar début avril 2026 pour mobiliser le soutien du Sénégal en faveur de sa candidate, Juliana Lumumba.
  • Position du nouveau gouvernement : Sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye (élu en 2024), aucune annonce officielle de candidature sénégalaise n’a été faite pour concurrencer le troisième mandat sollicité par la Rwandaise Louise Mushikiwabo.

Le Sénégal semble donc privilégier, pour l’instant, son rôle de médiateur et de partenaire stratégique au sein de l’OIF plutôt que de briguer la direction de l’organisation pour ce mandat.

Voulez-vous en savoir plus sur la candidate de la RDC, Juliana Lumumba, ou sur les enjeux du prochain Sommet au Cambodge ?

Il n’est pas techniquement « trop tard » sur le plan administratif, mais les délais politiques sont extrêmement serrés.

Voici les éléments qui définissent l’urgence pour une éventuelle candidature sénégalaise :

  1. Le calendrier de l’OIF

L’élection aura lieu lors du Sommet de la Francophonie au Cambodge, prévu en novembre 2026.

  • La règle de l’anticipation : Bien que la charte de l’OIF ne fixe pas de date butoir rigide (le dépôt peut se faire jusqu’à quelques mois avant le sommet), la coutume veut que les candidatures sérieuses soient annoncées au moins un an à l’avance pour mener campagne.
  • L’audition ministérielle : Avant le sommet, les candidats sont généralement auditionnés par la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF). Pour le sommet de 2022, la clôture officielle avait eu lieu en août pour une élection en novembre.
  1. Le paysage politique actuel (avril 2026)
  • La concurrence est déjà en place : La sortante, Louise Mushikiwabo, et la candidate de la RDC, Juliana Lumumba, sont déjà en campagne active et ont entamé leurs tournées diplomatiques depuis début 2026.
  • Le retrait de certains acteurs : Des pays comme le Canada ont déjà officiellement annoncé qu’ils ne présenteraient pas de candidat pour ce mandat.
  • Le facteur Macky Sall : Des rumeurs et des démarches ont circulé concernant une candidature de l’ancien président sénégalais au poste de Secrétaire général des Nations Unies, ce qui pourrait avoir mobilisé les efforts diplomatiques du Sénégal sur un autre front international.

En résumé

S’il reste environ 7 mois avant le sommet, une candidature déclarée aujourd’hui par le Sénégal partirait avec un retard diplomatique important face aux nations qui battent le rappel de leurs alliés depuis des mois. Le processus exige en effet de convaincre les 88 États et gouvernements membres pour obtenir un consensus.

Souhaitez-vous que je vous détaille les étapes diplomatiques qu’un pays doit franchir pour lancer une candidature de dernière minute ?

Non, il n’est pas encore légalement trop tard, mais le calendrier diplomatique pour le Sommet de 2026 au Cambodge impose d’agir très vite. Voici les étapes qu’une candidature de dernière minute du Sénégal devrait franchir :

  1. Dépôt officiel du dossier (Échéance théorique : Août 2026)
    La Charte de la Francophonie ne fixe pas une date limite stricte dans le marbre, mais la clôture de l’appel à candidatures intervient généralement trois mois avant le Sommet (soit vers août 2026).
  2. L’offensive diplomatique (Dès maintenant)
    Le candidat doit entreprendre une tournée mondiale pour recueillir des soutiens. Actuellement, la candidate de la RDC, Juliana Lumumba, est déjà en campagne et a même été reçue à Dakar par le président Bassirou Diomaye Faye le 4 avril 2026 pour solliciter l’appui du Sénégal.
  3. Audition devant les ministres (Octobre 2026)
    Le candidat doit présenter sa vision lors d’une session extraordinaire de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF). C’est l’étape cruciale avant le Sommet où le profil est validé par les ministres des Affaires étrangères.
  4. Élection par consensus au Sommet (Novembre 2026)
    Le choix final se fait à huis clos entre les chefs d’État et de gouvernement lors du Sommet au Cambodge. L’objectif est d’obtenir un consensus pour éviter un vote par bulletin secret qui diviserait l’organisation.

Résumé de la situation actuelle

  • Rwanda : Louise Mushikiwabo est en lice pour un 3e mandat.
  • RDC : Juliana Lumumba est en campagne active.
  • Sénégal : Aucune candidature officielle n’est encore déclarée par le nouveau pouvoir.

Souhaitez-vous que nous examinions le poids diplomatique du Sénégal au sein de l’OIF pour évaluer ses chances de succès en cas de candidature tardive ?

Le Sénégal dispose d’atouts historiques uniques, mais le contexte de 2026 impose une stratégie de « commando diplomatique » si une candidature devait être lancée maintenant.

Voici l’analyse du poids et de la stratégie nécessaire :

  1. Les Atouts : Le « Magistère Moral » du Sénégal

Le Sénégal est considéré comme l’un des pères fondateurs de la Francophonie (via Léopold Sédar Senghor).

  • Crédibilité démocratique : L’élection récente de Bassirou Diomaye Faye en 2024 a renforcé l’image d’un Sénégal stable et démocratique, ce qui est un argument de poids auprès des membres occidentaux (France, Canada, Belgique).
  • Réseau diplomatique : Le Sénégal possède l’un des services diplomatiques les plus denses d’Afrique, capable de mobiliser des soutiens rapidement dans les zones clés (Afrique de l’Ouest, Maghreb, Europe).
  1. Les Obstacles de Taille
  • Le principe de l’alternance régionale : Louise Mushikiwabo (Rwanda) termine son deuxième mandat. Historiquement, après l’Afrique de l’Est/Centrale, d’autres régions (comme l’Asie ou l’Afrique du Nord) pourraient réclamer le poste. Un retour vers l’Afrique de l’Ouest (Sénégal) si tôt pourrait être perçu comme un monopole.
  • Le soutien à la RDC : La République démocratique du Congo a déjà sollicité officiellement le soutien du Sénégal pour Juliana Lumumba. Si le Sénégal se présentait maintenant, cela pourrait être vu comme un manque de solidarité envers un pays « frère » de l’Afrique Centrale.
  1. La Stratégie pour une Candidature de dernière minute

Si le Sénégal décidait de présenter un candidat d’ici août 2026, voici les trois leviers à activer immédiatement :

  1. L’Envoyé Spécial : Nommer une personnalité de haut rang (ex: un ancien Premier ministre ou un diplomate chevronné) pour faire le tour des capitales influentes (Paris, Québec, Bruxelles, Abidjan).
  2. Le Sommet de l’Union Africaine : Utiliser les prochaines réunions de l’UA pour obtenir un bloc de soutien africain uni, ce qui rendrait la candidature sénégalaise quasi imbattable.
  3. Le narratif de la « Nouvelle Francophonie » : Axer la campagne sur l’économie, le numérique et la jeunesse, pour se démarquer de la gestion sortante portée sur la diplomatie politique pure.

En résumé : Le Sénégal a le poids nécessaire pour bousculer l’élection, mais cela exigerait un retrait de la RDC ou une négociation directe avec Kinshasa pour ne pas diviser les voix africaines.

Il existe trois raisons principales pour lesquelles un État, comme le Sénégal, peut choisir de ne pas soutenir une candidature nationale (comme celle d’Amadou Lamine Sall) :

  1. La priorité à la « Diplomatie de Réciprocité »

En diplomatie, on ne gagne jamais seul. Le Sénégal peut choisir de soutenir la candidate de la RDC (Juliana Lumumba) ou celle du Rwanda (Louise Mushikiwabo) en échange d’un soutien futur pour un poste encore plus stratégique (par exemple, à l’ONU, à l’Union Africaine ou à la tête d’une agence internationale).

  1. Le réalisme politique et le consensus

L’élection à l’OIF se fait par consensus. Si un pays sent que son candidat n’a aucune chance face à un bloc déjà formé (comme le bloc de l’Afrique de l’Est derrière le Rwanda), il préfère ne pas présenter de candidat pour éviter une défaite humiliante qui affaiblirait son influence.

  1. La cohérence avec l’agenda national

Le nouveau gouvernement de Bassirou Diomaye Faye a affiché une volonté de rupture et de pragmatisme économique. Soutenir une candidature au Secrétariat général de l’OIF demande :

  • Un budget massif pour les tournées diplomatiques.
  • Une mobilisation totale du ministère des Affaires étrangères sur ce seul dossier.
    Le Sénégal a peut-être jugé que ses priorités actuelles étaient ailleurs (réformes internes, renégociations de contrats, etc.).

En somme, le cas d’Amadou Lamine Sall illustre le décalage entre le prestige culturel (très fort pour lui) et les nécessités de la « Realpolitik » où les intérêts de l’État priment sur les ambitions individuelles.

À ce jour, les chances d’élection d’Amadou Lamine Sall sont quasi nulles car il a lui-même annoncé le retrait de sa candidature en avril 2026.

Malgré son profil intellectuel prestigieux, sa tentative s’est heurtée à plusieurs obstacles insurmontables :

  1. L’absence de soutien étatique (« Portes fermées »)

C’est le facteur déterminant : Amadou Lamine Sall a publiquement déploré que « tout lui a été fermé » au niveau des autorités sénégalaises. Sans le parrainage officiel du président Bassirou Diomaye Faye, sa candidature ne peut techniquement pas être examinée par l’OIF.

  1. Une concurrence déjà consolidée

Au moment où le poète sénégalais cherchait un appui, deux poids lourds occupaient déjà le terrain diplomatique pour le Sommet de novembre 2026 :

  • Louise Mushikiwabo (Rwanda) : La Secrétaire générale sortante bénéficie déjà de nombreux soutiens pour un troisième mandat, notamment de la part du Rwanda et de plusieurs pays alliés.
  • Juliana Lumumba (RDC) : Elle mène une campagne active et a même sollicité le soutien du Sénégal lors de sa visite à Dakar début avril 2026.
  1. Le profil du candidat

Bien qu’Amadou Lamine Sall soit un héritier spirituel de Léopold Sédar Senghor et une figure majeure de la culture africaine, le poste de Secrétaire général est devenu éminemment politique. Les chefs d’État privilégient souvent d’anciens ministres ou dirigeants ayant une expérience de la diplomatie de haut niveau plutôt que des figures purement littéraires.

Conclusion : Sa candidature est désormais considérée comme « avortée ». Le Sénégal semble se diriger vers un rôle de soutien à une autre candidature africaine ou vers une abstention stratégique pour ce mandat.

Souhaitez-vous en savoir plus sur les raisons diplomatiques qui poussent souvent les États à ne pas soutenir leurs propres candidats nationaux ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici