
ll aura fallu un week-end au scientifique allemand Ugur Sahin pour redonner espoir au monde entier, relate « Business Insider ». Du jamais vu.
Par LePoint.fr
Lundi 9 novembre 2020. L’annonce-choc de la découverte par les laboratoires Pfizer et BioNTech d’un vaccin contre le Covid-19 efficace à plus de 90 % se répand en quelques minutes dans le monde entier, suscitant une vague d’espoir inédite en cette fin d’année 2020 marquée par la pandémie. Et il n’aura pas fallu beaucoup plus de temps au cofondateur de BioNTech pour élaborer le précieux élixir. Ugur Sahin aurait en effet conçu le vaccin en quelques heures à la mi-janvier, selon The Journal, un podcast du Wall Street Journal.
Un porte-parole de BioNTech a confirmé à Business Insider que le scientifique qui a fondé la firme avec son épouse n’a eu besoin que d’un week-end pour la phase de « conception approximative ». Du jamais vu. Aucun autre vaccin dans l’histoire n’a en effet été créé et fabriqué aussi rapidement. Le vaccin qui détenait jusqu’ici le record de rapidité de développement avait mis quatre ans à sortir des laboratoires. Une rapidité qui semble être dans l’air du temps. En effet, Moderna n’a pas à pâlir face à la vitesse d’exécution de ses concurrents. Le laboratoire américain a également développé son vaccin en deux jours, rappelle ainsi Business Insider.
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Autorisations express
La raison de cette percée soudaine ? La technologie novatrice dite ARN. Elle consiste à injecter dans nos cellules des brins d’instructions génétiques appelées ARN messager, pour leur faire fabriquer des protéines ou « antigènes » spécifiques au nouveau coronavirus. Ces protéines vont être livrées au système immunitaire, qui va alors produire des anticorps. Cela signifie que ces laboratoires n’avaient besoin que de la séquence génétique du nouveau coronavirus pour concevoir un vaccin. C’est pourquoi ils ont pu avancer si rapidement.
Les autorisations de vaccins à travers le monde semblent tout aussi promptes. Les États-Unis ont donné leur feu vert vendredi à Pfizer et BioNTech, ouvrant la voie à une campagne massive de vaccination dans tout le pays avec une première injection promise par Donald Trump « en moins de 24 heures ». Sous pression du chef de l’État pour accélérer l’autorisation d’urgence, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé vendredi soir dans une lettre avoir donné sa bénédiction au remède. Les États-Unis deviennent ainsi le sixième pays à approuver le vaccin de l’alliance américano-allemande, après le Royaume-Uni, le Canada, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Mexique. L’Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d’ici à fin décembre.



