
Le président russe Vladimir Poutine qui a cité Thomas Sankara, ce mercredi 28 octobre, pour dénoncer l’endettement des pays africains n’a pas été tendre avec l’occident. Il a accusé les puissances occidentales de recourir aux financements et aux pressions économiques pour maintenir le continent dans une situation de dépendance.
Le chef du Kremlin a profité de son discours d’ouverture pour défendre l’émergence d’un monde multipolaire. Il a dénoncé la résistance de certains pays à cette évolution et leur a reproché de chercher à préserver leurs intérêts au détriment d’autres États.
Vladimir Poutine a critiqué le recours aux sanctions et aux pressions économiques contre les pays souverains. Selon lui, ces pratiques permettent à certaines puissances de peser sur les décisions des États et d’intervenir dans leurs affaires intérieures.
Pour appuyer ses propos, le président russe s’est référé au discours prononcé par Thomas Sankara en juillet 1987, à Addis-Abeba, lors d’un sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). L’ancien président burkinabè y avait appelé les dirigeants africains à examiner les conséquences de la dette extérieure sur le développement du continent.
« La dette, c’est une conquête savamment organisée de l’Afrique », a rappelé Vladimir Poutine, reprenant les propos de Thomas Sankara sur les mécanismes d’endettement et leur influence sur les politiques de développement africaines.
Le président russe a estimé que, près de quatre décennies après ce discours, la situation avait peu évolué. Il a accusé les pays occidentaux de proposer aux États africains des financements assortis de conditions qu’il juge défavorables à leur développement à long terme.
Bakary Sangaré




