Grand Malick Mbow, voici ma modeste contribution in box à propos du superbe texte l’architecte Léobard sur le concept BAKKU.

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Alpha l’artiste du metal@MALICK

Alpha l’artiste ce texte reponse sur la contribution BAKKU de Léobard le confrere Beninois mérite publication pour moi malgré son IN BOX le partage est normal pour tous les adeptes du BAKKU.

Avec le Kaph et le Karma Universel, qui relie symbolisme, spiritualité et philosophie constructive.

« BAKKU, une philosophie de construction » : fondations conceptuelles et éthiques du terme BAKKU, en jouant sur la complémentarité de deux notions : Kaph et Karma.

Symbolisme de Kaph et du Karma/Kaph, dans la tradition hébraïque, représente la paume de la main, organe du don, du recevoir et de la création.
En symbolique mystique, elle désigne la capacité humaine à façonner la matière selon une intention spirituelle.
Karma universel, notion issue de la philosophie indienne, évoque la loi de causalité éthique : bâtir dans le respect des équilibres (entre soi, autrui et la nature) revient à agir en harmonie avec l’ordre cosmique.
L’association de ces deux principes forme un système cohérent où l’acte de bâtir n’est pas seulement matériel mais spirituellement générateur, aligné sur la loi cosmique de réciprocité.
BAKKU comme philosophie et méthode, tel que j’ai perçu ton texte, il décline le concept de BAKKU comme une philosophie de construction holistique, enracinée dans trois dimensions : L’harmonie entre l’homme, la nature et l’univers, inscrivant l’architecture dans un cycle de vie total.
L’éthique du bâtisseur, valorisant la responsabilité environnementale et sociale.
La valorisation des traditions africaines, où la construction a toujours été liée à la cosmogonie, à la communauté et à la transmission du savoir-faire.

Dans sa dimension africaine et son ancrage à Dakar, le texte fait émerger deux axes.
Retour aux racines culturelles : renouer avec les savoirs ancestraux sur les matériaux, l’énergie et la coexistence harmonieuse.
Innovation et avenir à transformer ces tradition en nouvelles esthétiques et techniques contemporaines adaptées aux enjeux climatiques et sociaux.
Ainsi, Dakar devient un laboratoire spirituel et urbain du BAKKU, où la philosophie se met en pratique par des matériaux durables, la participation communautaire et la valorisation de l’identité culturelle.

BAKKU comme un écosystème de valeurs plutôt qu’un simple style architectural : bâtir, c’est guérir la relation entre l’homme et le monde par la main (Kaph) et par l’action juste (Karma).
Il s’agit d’une vision spirituelle et écologique de la construction, inspirée de la sagesse africaine et universelle.

Et dans mon “Kaf” en wolof je prendrais un peu d’humour aussi pour un autre point d’appui.

“Kaph/Kaf/Kaaf”agit comme un ancrage linguistique et symbolique du premier concept.
Elle plonge dans les traductions, racines et connotations du mot Kaph à travers les traditions hébraïque, arabe, phénicienne et coranique, révélant un fond commun centré sur la main, l’écriture, le savoir et la maîtrise.
Dimension hébraïque Le Kaf signifie littéralement la paume de la main, symbole de productivité, de pouvoir d’action et de maîtrise.Sa double forme (courbée et allongée) rappelle la flexibilité et la rigueur, qualités du bâtisseur spirituel qui agit avec discernement
Dimension phénicienne et grecque, à l’origine du K latin et du kappa grec évoque la transmission alphabétique et culturelle.
Cela renforce l’idée de BAKKU comme pont entre civilisations, reliant symboliquement écriture et architecture, mot et matière.
Dimension arabe et coranique, donne des mots comme kitāb (livre), donc la connaissance écrite et la révélation.
Le Qāf, d’une valeur numérique de 100, est associé à la sourate Qāf, symbole de renouvellement spirituel.
L’évocation du kāfir (racine K-F-R) ramène à un sens ancien : l’agriculteur qui couvre la semence, puis, par extension, celui qui cache la vérité ou refuse la lumière spirituelle.

Dans le cadre de BAKKU, cette référence peut être comprise comme une mise en garde contre l’oubli du sens et de la conscience dans l’acte de bâtir.
Les racines du Kaf / Kaph / Kaaf convergent autour de quatre idées majeures : Main active (création, travail, maîtrise).
Écriture et transmission (livre, registre, parole).
Secret ou couverture (relation entre visible et invisible).
Cycle de fécondité (ensemencer, bâtir, révéler).

Ainsi, bâtir avec le Kaph devient une metaphore universelle du geste créateur conscient, réunissant architecture, spiritualité et langage.

Le concept BAKKU se positionne à la croisée de la métaphysique du symbole et de la praxis architecturale africaine contemporaine.
Tu nous érige les principes : bâtir avec conscience, éthique et harmonie.
Et nous donne les fondements ésotériques et linguistiques, montrant que Kaph, Kaaf ou Qāf ne
désignent pas seulement une lettre mais un archétype de la main, du verbe et de la manifestation.
En somme, BAKKU devient une identité philosophique et artistique : bâtir selon la loi cosmique de la main et du verbe, alliée à la sagesse karmique et africaine.
Merci grand frère pour ton implication et ta vision architecturale d’un panafricanisme réconcilié.

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