AMADOU LAMINE SALL BIBLIOGRAPHIE 2025

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MAMAN Binta DIALLO D’AMADOU LAMINE SALL@MALICK MBOW
Amadou Lamine SALL ©Malick MBOW

NOTA : LUI MOINS AGE QUE LE PRESIDENT DU PAYS LE PLUS PUISSANT DU MONDE LES USA

BIBLIOGRAPHIE

Amadou Lamine SALL

Né le 26 mars 1951 à Kaolack (SÉNÉGAL)

– Commissaire du Projet du Mémorial de Gorée (parrainé par l’Unesco)

– Secrétaire général de la Fondation mondiale pour le Mémorial et la Sauvegarde de Gorée

-Nommé par l’État du Sénégal comme Président du Groupe d’experts chargés de l’évaluation des politiques culturelles du Sénégal depuis son indépendance.

AUTRES :

-Fondateur de la maison africaine de la poésie internationale –MAPI-

-Fondateur des Biennales internationales de poésie de Dakar, depuis 1998.

-Fondateur des éditions feu de brousse en 1990 -lauréates en 2007 du Prix du ministère de la Culture et de la Francophonie pour la promotion de l’édition-.

DIPLÔMES :

– Baccalauréat au Lycée Gaston de Berger de Kaolack

-Admis à la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Dakar.

– Diplômé du Centre de Formation et de Perfectionnement Administratifs du Sénégal – Admis à l’Institut Français de Presse – IFP – ( Paris)

– Licence ès Lettres

– Licence de Sociologie

– Maîtrise option Information et Communication de l’Université Paris VII. – Diplôme de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris.

-Amadou Lamine Sall est entré comme poète dans le Dictionnaire Universel, Hachette Édicef.

DISTINCTIONS HONORIFIQUES NATIONALES/ INTERNATIONALES :

Titulaire des Palmes Académiques du Sénégal

– Chevalier de l’Ordre national du Lion du Sénégal – Officier de l’Ordre national du Lion du Sénégal

– Commandeur de l’Ordre du Mérite du Sénégal – Grand Officier de l’Ordre du Mérite du Sénégal – Grand-Croix de l’Ordre du Mérite du Sénégal

– Officier de l’Ordre des Arts et Lettres de la République Française

– Intronisé « SALMA » par la communauté des anciens de Joal, les gardiens du temple du pays sérère, en hommage à sa fidélité à Léopold Sédar Senghor.

-Ancien Président de l’Association des écrivains du Sénégal et acquéreur du siège « Keur Birago » au Point E sous le PrésidentAbdou Diouf ; superviseur de son équipement complet en meubles et sonorisation par feu Mamadou Diop, maire de Dakar ; acteur de son inauguration et du baptême de l’Avenue Birago Diop par le Premier ministre Habib Thiam. Pour l’histoire !

DISTINCTIONS LITTÉRAIRES MONDIALES :

– Lauréat des Grands Prix de l’Académie française avec la médaille de Vermeil du rayonnement de la langue française.

– Membre de l’Académie Mondiale de Poésie (Vérone, Italie). – Grand Prix de Poésie de la Ville de Trieste, Italie.

– Prix Spécial du Festival mondial de Poésie -Véronne, Italie-.

– Prix Spécial du Festival mondial de poésie « Mihai Eminescu », Graiova, Roumanie, 2014. – Lauréat des « Sédar » Art et Culture 2008, Sénégal.

– Lauréat du Grand Prix International de poésie Tchicaya Utam’si de la ville d’Assilah, au Maroc, juillet 2018.

– Lauréat du Grand Prix International de Poésie Fernando d’Almeida, Festival International de poésie de Trois-Rivières, au Québec, septembre-octobre 2018.

– Lauréat du Prix International Européen de poésie Léopold Sédar senghor, 2019, décerné par le Cénacle européen des poètes.

– Lauréat du Grand prix international de poésie africaines, Rabat, Maroc, 2022.

– Lauréat du Grand Prix international de poésie, 1573 Golden Tibetan, en Chine, 2025.

FRANCOPHONIE : FONCTIONS ASSUMÉES ET DÉSIGNÉES :

– Nommé par l’Organisation Internationale de la Francophonie -OIF- comme membre, en 2009, du jury international des Jeux de la Francophonie au Liban.

– Nommé par l’OIF, en 2013 et 2017, comme président du jury littéraire des 7èmes et 8èmes Jeux de la Francophonie à Nice puis àAbidjan.

– Ancien représentant personnel de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique de la Francophonie, auprès de la Délégation Générale à la Langue Française (Service du Premier ministre français à Paris).

– Ancien expert de l’Agence de la Francophonie et membre de la Commission internationale pour la rédaction de « la Convention intergouvernementale de la                   Francophonie sur la Culture. », Paris.

AUTRES FONCTIONS ET ACTIVITÉS À L’INTERNATIONAL :

-Ancien consultant extérieur de l’Unesco.

– Ancien membre du Conseil d’Administration de l’Association Internationale des Études québécoises (AIEQ) Siège : Québec.

-Ancien Représentant en Afrique de Partenariat International (Montréal) : organisme culturel et artistique international canadien d’échanges culturels et artistiques.

 

– Invité d’honneur à Québec du Forum mondial de la langue française, juillet 2012. – invité comme poète et conférencier aux Jeux Olympiques de Londres.

– Conférencier invité de l’Université de Dakar

– Conférencier invité de l’Université d’Édimbourg en Ecosse

– Conférencier invité de l’Université du Kwazulu-Natal, Afrique du Sud

– Conférencier invité de l’Université de Montréal au Québec

– Conférencier invité d’honneur au Colloque de l’Association des Professeurs des littératures Acadienne et Québécoise de l’Atlantique (APLAQUA) de l’Université de Fredericton Nouveau-Brunswick, Canada.

– Conférencier invité au 1er Sommet culturel mondial des Rencontres de Versailles -juin 2000- sur le thème : la mondialisation crée-t-elle les valeurs d’une nouvelle civilisation ?

– Conférencier invité de l’Université York, Toronto, Canada – Conférencier invité de l’Université du Liban, Beyrouth

– Conférencier invité de l’Université de Wells, Etat de New-York, USA

– Conférencier invité des universités à New-Delhi, Chennai, Bombay, en Inde

ŒUVRES PUBLIÉES :

– Mante des aurores, Poème, 1979. Réédition 1984, les NEAS, Dakar.

Moyen métrage: Benjamin JULES-ROSETTE, Paris. Création théâtrale montée et réalisée par le Crystal Théâtre en coproduction avec l’Espace Simone Signoret, Courcouronnes, Paris.

Comme un iceberg en flammes, Poème, 1982, les NEAS, Dakar.

Second Prix international de Poésie Claude Sernet Rodez, France.Traduit en néerlandais. Poème inscrit au programme de licence d’expression français au Department of modern languages Fourah Bay College de l’Université de Freetown en République de Sierra Léone.

Locataire du néant, Poème, 1989, les NEAS, Dakar. Cité au palmarès du Prix Noma 1990, en Allemagne.

Kamandalu, Poésies, 1990 les NEAS, Dakar.

Anthologie des poètes du Sénégal, avec la préface de Léopold Sédar Senghor, Paris, le Cherche Midi éditeur.

Nouvelle Anthologie de la poésie nègre et malgache de langue française, avec Charles CARRERE, aux éditions Simoncini, Luxembourg (14, Place d’Armes, Grand-Duché du Luxembourg).– Poèmes d’Afrique pour enfants, Anthologie, préface de Léopold Sédar Senghor, le Cherche Midi éditeur, Paris.

Regards sur la Francophonie, recueil de communications sur le concept de Francophonie, témoignages variés de personnalités francophones diverses, les éditions Maguilen 1991.

– J’ai mangé tout le pays de la nuit, Poème, les NEAS 1994, suivi de : Problématique d’une nouvelle poésie africaine de langue française. Le long sommeil des épigones.

Le Prophète ou le cœur aux mains de pain, Poème-chant, les éditions feu de brousse, 1997.

Amantes d’Aurores, poésies, 1998, les Ecrits des Forges (Québec) en coédition avec les éditions feu de brousse (Sénégal).

Odes nues, les éditions En Vues, Nantes, France, 1998.

Les veines sauvages ; poésie, édition le Carbet, France, 2001. Traduit en polonais.

Noces célestes pour Léopold Sédar Senghor, suivi de : Réponse à l’Élégie pour Philippe Maguilen Senghor, poésie, éditions feu de brousse, 2004, en traduction anglaise et espagnole.

Senghor: ma part d’homme, essai-récit, les éditions feu de brousse, décembre 2006. Le rêve du bambou, poésie, les éditions feu de brousse, 2010.

Œuvre complète, poésie, 2011, les éditions feu de brousse, Dakar.

Femme-terre : textes et poèmes d’Amadou Lamine Sall illustrant les photographies du grand photographe international Ousmane Ndiaye Dago, novembre 2014.

Chant-poème : CheikhAhmadou Bamba « Le nectar de Touba », 2020, feu de brousse.

Chant-poème : El Hadji Maodo Malick Sy « L’or décanté », 2020, feu de brousse. – Poulèle Song, poésie, 2021, les éditions feu de brousse.

Les noces de ma mère, 2022, récit, les éditions feu de brousse. – Ma mère est morte, 2024, hommage, les éditions feu de brousse.

Pour chanter les tirailleurs noirs, poésie, 2025, éditions feu de brousse.

Lebergerde la mer : Gloire et LumièresurSeydina LimamouLaye, poésie, 2025, éditions feu de brousse.

Pour chanterAimé Césaire, poésie, 2025, éditions feu de brousse.

De nombreux articles et contributions publiés dans la presse nationale et internationale. Les œuvres du poète Amadou Lamine Sall sont enseignées dans les lycées et universités. Un film documentaire : Amadou Lamine Sall ou la poésie de l’action retraçant sa vie lui a été consacré en 2013. Le réalisateur en est le jeune sénégalais Karim Ndiaye.

La journaliste Lobé Ndiaye, France 3 Francophonie, lui ont consacré un film documantaire. TV5 Monde l’a reçu bien des fois.

Il a été choisi pour être interviewé par TV5, lors du dernier Sommet des Chefs d’État francophones à Paris et a donné son avis sur le Sommet et sur l’état actuel de la Francophonie.

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE ET ÉCLAIRAGE D’UNE HISTOIRE CULTURELLE

DU SÉNÉGAL

Sorti du Centre de Formation et de Perfectionnement Administratifs du Sénégal -CFPA- en 1976, Amadou Lamine Sall a été affecté, pour son premier poste administratif, au ministère de l’Intérieur, à la Direction des Collectivités locales et Contrôleur des budgets municipaux, puis Chef du Bureau de la Fédération mondiale des Villes jumelées. Une formation pratique de tous les terrains administratifs, une expérience transversale, riche, variée, profonde et solide des multiples rouages de l’Administration sénégalaise. Amadou Lamine Sall, jeune fonctionnaire participa humblement auprès de Magib SECK, qui lui a tout appris, Chef légendaire de la Direction des Collectivités Locales, au ministère de l’Intérieur sous Jean Collin, une autre légende, à la rédaction monumentale des textes et lois qui régissent aujourd’hui l’Administration communale. Le Sénégal doit une statue à Magib Seck, ce haut fonctionnaire qui a donné sa vie à l’État !

Mis en disponibilité en 1982, à sa demande, Amadou lamine Sall rejoint le Président Senghor à Paris, dans sa retraite, sur requête privée de celui-ci, pour l’assister dans ses recherches, rédactions d’ouvrages et ses multiples sollicitations comme invité d’honneur de Chefs d’État, Fondations, Institutions internationales, Universités, Biennales de poésie, forums, colloques dans d’innombrables pays à travers le monde. Une autre expérience riche en carnets d’adresses et de rencontres inestimables et historiques pour le jeune poète.

Retour au Sénégal en 1989 sur demande du ministre de la Culture Moustapha KA, pour occuper la fonction de Conseiller Technique de Cabinet. Puis nomination, quelques mois plus tard, comme Secrétaire Général de la Biennale Internationale des Arts et Lettres de Dakar, projet inspiré, fondé et présenté par Amadou Lamine Sall. Il fondra également sous la validation de son ministre et du Président de la République Abdou Diouf, LE GRAND PRIX DES LETTRES ET DES ARTS !

Cette Biennale deviendra plus tard la Biennale de l’Art Africain Contemporain, d’aujourd’hui.

Amadou Lamine Sall dirige et manage deux éditions de la Biennale auprès du ministre de la Culture : une Biennale, la première, consacrée aux Lettres en 1990. Léopold Sédar Senghor lui-même vient y assister. A ses côtés Wole Soyinka, Ahmadou Kourouma, Henri Lopès, Maurice Druon, Secrétaire perpétuel de l’Académie française. Amadou lamine Sall présidera une seconde édition, consacrée aux Arts, en 1992. Ce qui lui a valu de sillonner le monde pour s’imprégner de l’expérience des grandes Biennales internationales comme celle de Venise, en Italie, celle de la Havane à Cuba.

La Côte d’Ivoire fait appel à lui pour créer une Biennale à Abidjan.

En 1996, il est nommé Commissaire Général à la réalisation du Projet du Mémorial de Gorée et pour la première fois, un concours international en partenariat avec l’Unesco et l’Association Internationale des architectes est organisé, concours qui, sous la supervision d’un jury international, désigne enfin un lauréat et retient une maquette exposée à l’Unesco et aux Nations Unies. Le Mémorial de Gorée a enfin un visage !

Le Président Abdoulaye Wade, à son arrivée en 2000, choisira le projet du monument de la renaissance africaine au détriment du Projet du Mémorial de Gorée soutenu par toutes les communautés noires à travers le monde et mis à l’écart par le Président Wade.

Douze années perdues, passeront. C’est beaucoup !

Pour rendre justice à l’histoire, c’est Ousmane SOW, sculpteur sénégalais mondial, qui avait conçu et proposé le projet du monument sur les mamelles de Dakar, à Ouakam, au Président Abdou Diouf, par l’entremise de Abdoulaye Wade, alors ministre dans le gouvernement d’Abdou Diouf ! Arrivé au pouvoir, Abdoulaye Wade promit de réaliser le projet de la maquette d’Ousmane SOW. Il s’agissait d’un vieillard qui tenait par la main son petit-fils ! Wade rejeta cette maquette ! Le sculpteur se retira du projet et le Président Wade se l’appropria, dessina lui-même sa propre maquette comme il l’a lui-même révélé, et construisit le monument actuel qui trône sur Dakar !

Le Gouvernementdu PrésidentMacky Sallreprendra denouveau en main leprojetdu Mémorial de Gorée à son accession au pouvoir. La pose de la 1ère pierre eu lieu en janvier 2024. Il ne reste plus rien à faire sinon lancer le chantier ! Tout a été accompli !

L’île de Gorée menacée à court terme, sera l’une des principales bénéficiaires des recettes générées par le Projet du Mémorial, complexe moderne avec le nouvel embarcadère de Gorée sur la corniche ouest deDakar. Des études avancentdesrecettes annuelles de plusd’un milliard cinq cent millions quand le complexe du Mémorial sera opérationnel.

F I N

+221 77 638 73 11 salladoulam@gmail.com

HOMMAGES A MAMAN

A ma famille, à mes proches, à mes amis, à la poésie, à ceux qui ont perdu leur maman chérie, j’annonce la mort de ma mère. J’annonce la perte de mon unique trésor, de mon unique jardin, de mon unique banque, de mon unique poème, de mon unique livre, de mon unique foi. La mort ne m’a rien demandé en venant visiter celle qui a fait de moi ce que je suis devenu. Elle sait que je lui aurais donné ma vie à la place de celle qu’elle est venue prendre ce matin et dans mes bras. Il est des dettes que l’on ne peut rembourser que par sa propre vie. Neuf mois de loyer dans le ventre d’une mère sans rien payer, sans compter tout le reste qui suit et qui n’a pas de prix ! Mais ce ne sont pas nous qui décidons !

La mort s’est trompée en croyant m’avoir pris ma mère ce lundi 04 septembre 2023, Jour de la grande fête religieuse du Magal de Touba au Sénégal ! Ceux qui nous ont donné la vie ne devraient jamais mourir sous nos yeux. Mais l’étrange alchimie du temps en décide souvent bien autrement. Mon espérance s’est fragmentée, la beauté des fleurs ne sera plus la même. Le grand pétale s’est éteint. Ma foi s’est lézardée mais elle seule vaincra la douleur etles doutes. Il y faudra du temps. Je m’agrippe pour l’instant au vent, au vide, au néant. Je flotte. J’ai perdu le plus beau, le plus reposant des refuges : ma maman, la belle bergère peule de Pal !

Elle était ma muse ! Mon jardin tant chanté, tant arrosé vient de se faner. Pourquoi ? Pourquoi la mort se croit-elle toujours tout permis ? Pardonnez-moi Seigneur de blasphémer, tant la douleur est incisive ! J’ai perdu et tout perdu ! Mon cœur s’éteint comme une lampe morte. Seigneur, accueille la ! Accueille-la donc Toi-Même. Place ma mère dans Ton Patrimoine le plus chéri, dans Ton Jardin le plus jaloux qui n’accueille que ceux que Ton Cœur a choisis parce que Toi Seul sais. Elle T’aimait ma mère. Elle avait choisi ton prophète Mohamed comme chant de jour et chant de nuit, comme chapelet, comme tapis de prière, comme bague à son doigt, comme galet de prière quand le poids de l’âge se passait des ablutions

« Salue donc le prophète Mohamed qui est venu me tenir compagnie, avant que tu ne viennes t’assoir à mes côtés », me disait elle quand j’entrais dans sa chambre qui faisait face à la mienne dans ma maison que je partageais avec elle depuis plus de 40 ans. J’étais allé la chercher à la maison paternelle de Kaolack pour venir vivre avec moi, à Dakar, sous ma propre et entière servitude. Je la voulais proche, heureuse et toujours comblée. Elle ne m’avait pas seulement donné la vie. Elle m’avait également donné le monde. Un monde lié aux vertus de mon sang, de ma culture, du respect des autres, de la découverte des autres, de la rencontre avec les autres, de leur écoute, de l’amour.

«N’aie pas peur. Ne t’inquiète pas si demain les Blancs t’appréciaient plus que tes propres compatriotes. C’est inscrit dans la légende de notre sang. Nous sommes hors frontière. Tu seras hors des frontières », me confia-telle un jour. J’avoue avoir pris du temps pour comprendre, savoir. Quand une poétesse peule parle, le lait se pare de signes !

Oui, maman, tu m’as donné la vie et tu m’as donné au monde comme tu dis ! Tu me manqueras. Tu me manqueras beaucoup. Mais je sais que tu seras là. Toujours. Maintenant que tu es partie, que je ne te verrais plus au petit matin en ouvrant ma porte qui donne sur ta porte, laisse-moi te dire combien je t’ai aimée et surtout combien j’ai hâte de te rejoindre là où tu reposes. Oui, j’ai hâte de venir dormir à tes côtés, comme jadis, comme toujours quand je reviens des longs voyages. Maman, je suis si fatigué moi aussi. Si fatigué et désenchanté.

J’avais à peine 10 ans maman, quand papa nous a quittés. Tu as tenu. L’école primaire. Le lycée. L’université. Le monde. Tu as tenu. Tu as assurée et toute seule le pain, l’eau, le sel, les cartables, les cahiers, les encouragements, les veilles, les prières, la tendresse infinie. J’ai 72ans. Tu me quittes à deux pas de tes 101 ans. Tu as tenu. Tu as tenu à rester là, à veiller sur moi. Merci. Merci pour tout.

La mort souveraine, conquérante, sans permission, est parvenue à t’arracher à ma tendresse. Dieu qui ne sait pas tout – mesure-t-IL le poids de ma douleur ? – a laissé faire. Puisqu’IL a laissé faire, nous nous agenouillons devant Sa Volonté. Nous nous remettons à Lui et à Sa Miséricorde et ses Promesses. Merci. Merci maman. À bientôt. Juste comme toi, préparer le chemin

Dakar, ce lundi saint, mais si tuméfié du 04 septembre 2023.

Amadou Lamine SAL

 

Une Reine, une mère d’un roi du savoir, Mère Binta dont l’hommage qui lui a été rendu de son vivant par une des plus belles plumes d’Afrique, son fils Amadou Lamine SALL, à travers un livre que je recommande est une excellente preuve de sa bonté et de ses apports fécondants à la marche de notre beau pays, le Sénégal.
Elle a vécu 101 ans, un centenaire utile.
Le seul fait d’être la mère du prince de la poésie , Amadou Lamine SALL, ce grand défenseur de l’Afrique et du panafricanisme, ce porteur du drapeau sénégalais qui rayonne partout suffit à Mame Binta pour être célébrée et remerciée partout et par tous.
Que le Seigneur l’accueille au Paradis et accorde à sa famille et ses proches la foi et la force nécessaires en de pareilles douloureuses circonstances. Amine yarabi. Je présente mes condoléances à mon compatriote et ami Amadou Lamine SALL dont la bienveillance ne m’a jamais fait défaut. Courage.

Prof. Aliou SOW
Ancien Ministre de la Culture et du Patrimoine historique

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