
Dès son enfance, Ali Khamenei se distingue par son profil atypique : il aime la littérature plus que la théologie et passe plus de temps à la bibliothèque Astan-e Qods-e Razavi, la plus grande collection de livres en Iran, qu’à la mosquée[1]. Il apprécie les livres de Mikhaïl Cholokhov, Alexis Tolstoï, Victor Hugo, Honoré de Balzac et Michel Zévaco[réf. nécessaire]. Son roman préféré est Les Misérables, sur lequel il déclare :« J’ai lu la Divine Comédie. J’ai lu Amir Arsalan. J’ai aussi lu Les Mille et Une Nuits. Mais Les Misérables sont un miracle dans le monde de l’écriture des romans… Je l’ai dit à plusieurs reprises, allez lire Les Misérables une fois. C’est un livre de sociologie, un livre d’histoire, un livre de critiques, un livre divin, un livre d’amour et de sentiment. »
Il est également un amateur de poésie, a écrit des poèmes sous le pseudonyme « Amin » et a participé à des concours de poésie durant sa jeunesse. Il déclare également avoir été un admirateur du philosophe français Jean-Paul Sartre (lui-même admirateur de Khomeyni et soutien de la révolution iranienne) et de Bertrand Russell pendant sa jeunesse[12],[13].
Sa passion l’introduit, à la fin des années 1950, dans les salons littéraires de Machhad où il se lie avec des intellectuels locaux, souvent marqués à gauche, comme le philosophe Alî Sharî’atî, qui mélangeait chiisme et marxisme dans ses œuvres, et le romancier Jalal Al-e Ahmad, qui imputait le retard et le sous-développement de l’Iran à l’émulation de l’Occident par le régime Pahlavi.
Outre le persan, Ali Khamenei parle couramment l’arabe et l’azéri.


![[Portrait] Khamenei, intransigeant guide suprême de la République islamique d’Iran](https://i0.wp.com/www.a4perspectives.com/wp-content/uploads/2025/06/Ali-Khamenei.png?resize=218%2C150&ssl=1)
