Pour le PDG de BioNTech, il faudra un “nouveau vaccin” contre Omicron

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Ugur Sahin, cofondateur de la société pharmaceutique BioNTech, qui a développé un vaccin contre le Covid-19, le 30 novembre à Mayence, en Allemagne. ABDULHAMID HOSBAS / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP
Ugur Sahin, cofondateur de la société pharmaceutique BioNTech, qui a développé un vaccin contre le Covid-19, le 30 novembre à Mayence, en Allemagne. ABDULHAMID HOSBAS / ANADOLU AGENCY / ANADOLU AGENCY VIA AFP

Ugur Sahin, cofondateur de la firme allemande BioNTech, à l’origine d’un vaccin contre le Covid-19, estime que la nouvelle souche présente des risques nouveaux. Son laboratoire estime pouvoir mettre au point une nouvelle formule en six semaines et délivrer les premières doses cent jours plus tard.

“Je suis convaincu qu’il arrivera un moment où nous aurons besoin d’un nouveau vaccin contre ce nouveau variant.”

Ugur Sahin
PDG ET COFONDATEUR DE BIONTECH

Un nouveau vaccin sera nécessaire contre la mutation du virus que l’on peut observer avec le variant Omicron, selon le patron de BioNTech, Ugur Sahin, rapporte Handelsblatt. Le cocréateur du vaccin anti-Covid développé avec le laboratoire américain Pfizer a expliqué, vendredi 3 décembre, qu’Omicron “a de fortes chances d’échapper aux défenses du système immunitaire”.

“Cette capacité dite d’‘échappement immunitaire’ a déjà permis au virus de muter tellement de fois que la réponse immunitaire des personnes vaccinées ou déjà contaminées n’est parfois plus suffisante”, décrypte le quotidien allemand. Le fait qu’un virus mute n’est absolument pas inédit et pas non plus surprenant, rappelle Ugur Sahin. Ce qui l’est davantage, c’est la rapidité avec laquelle il a muté. “Ce virus hautement mutant est arrivé plus tôt que je ne l’avais prévu.”

Les vaccins actuels protègent des formes graves

D’après Ugur Sahin, deux faits restent cependant toujours “valables, quel que soit le variant” : les vaccins protègent des formes graves du Covid-19, et “BioNTech peut adapter rapidement son vaccin si nécessaire”, poursuit le quotidien allemand.

Un peu plus tôt dans la semaine, Ugur Sahin s’était montré “plus optimiste” en mettant en garde contre l’emballement à propos d’Omicron et en évoquant la nécessité d’administrer plus largement une troisième dose de vaccin. Dans le même temps, le PDG de son concurrent Moderna, Stéphane Bancel, “estimait qu’un vaccin adapté serait nécessaire”, en raison de la diffusion accélérée du nouveau variant.

Les chercheurs s’inquiètent du grand nombre de mutations qu’ils observent sur la protéine Spike, qui permet au virus d’entrer et de se multiplier dans les cellules humaines.

Avec le variant Delta, “l’effet protecteur des vaccins avait certes diminué mais restait suffisant”. Omicron pose de nouveaux défis : “32 des 50 modifications identifiées jusqu’à présent concernent la protéine Spike.” Ce qui “pourrait avoir pour conséquence que les défenses immunitaires de l’organisme ne reconnaissent plus suffisamment la protéine”.

Cent jours

Le laboratoire allemand “teste en ce moment” l’efficacité de son vaccin à ARN messager contre Omicron. Les résultats devraient être connus la semaine prochaine. En parallèle, BioNTech et Moderna “commencent à développer un nouveau vaccin”. La technique de l’ARN messager “permet d’adapter assez rapidement un vaccin à une nouvelle mutation”, souligne le quotidien. Selon BioNTech, sa mise au point serait possible “en six semaines” et les “premiers lots livrés en cent jours”.

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